Frank Carter and The Rattlesnakes-Eurocks 2016
08/07/2016
Frank Carter

Frank Carter

Dernier jour aux Eurockéennes de Belfort, le Malsaucy est plutôt clairsemée ce dimanche pour Frank Carter. Il faut dire qu’il est relativement tôt… 17H30, le gros des troupes doit encore écumer la fatigue de la veille. Mais devant la grande scène, l’ambiance est toute autre. Le public (majoritairement masculin) sait pourquoi il est là. Pour les locaux, cette date fait office de rattrapage, car Frank Carter avait dû annuler son concert prévu à la Poudrière durant le festival GéNéRiQ. Pour les autres c’est la promesse d’un défouloir à ciel ouvert. Frank Carter, soutenu par les Rattlesnakes, est d’emblée au rendez-vous. Nul besoin de préchauffage tant ces types sont mus par le même élan :  s’adonner à ce qu’ils font de mieux, revenir aux bases, et verser leur énergie primale dans le Punk. Après Gallows et Pure Love, Frank Carter trouve dans ce nouveau projet le réceptacle où déverser toute sa sauvagerie. On le verra d’ailleurs haranguer un public déjà surexcité.

La crash zone où je shoote voit s’échouer les naufragés de pogo et autre crowd surfer.
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Carter choisit ce moment précis pour se jeter dans la foule. Le public le soutient et le porte par les chevilles. L’image de cet homme semblant marché sur le public comme un prophète aurait marché sur l’eau est assez fantastique. Seul lien avec la réalité, le fil du micro de Carter le reliant à la scène tel un fil d’Ariane.

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Frank Carter porté par le public

Fin du troisième opus de Blossom, les Rattlesnakes récupère leur frontman. Je quitte la crash zone et part dans le public. Carter choisit précisément cet instant pour inviter la foule à initier un circle pit (pour les néophytes: les participants courent en cercle sur un rythme rapide et agressif durant les concerts punk ou hardcore). Il y a de belles photos à faire… je reste, finalement pas tant pour les photos, mais bien plus pour l’énergie assez bestiale qui émane de ce genre d’effusion. J’aime bien et le circle pit m’aime bien aussi. Boostée à l’inconscience, me voilà shootant cette course folle et ma future rencontre.

Impact imminent

Impact imminent

Quand l’imprévisible croise le destin… ou quand un bon morceau de 80 kg te percute de plein fouet. C’était un 03 juillet et ce jour-là, sur Frank Carter and the Rattlesnakes, j’ai volé. Pas bien loin… mais quand même j’ai dû freiner avec l’épaule et couvrir mon appareil photo de mon corps pour éviter la catastrophe. Pour faire simple… à un moment précis, j’ai vu jour. Puis, j’ai vu nuit. Le type qui m’est tombé dessus s’est excusé et est reparti en « circle pitant » de plus belle. Oui, on peut être déchainé et courtois à la fois.
Ecorchée, sonnée et poussiéreuse, j’ai définitivement promu Frank Carter and the Rattlesnakes « concert le plus décoiffant des Eurocks 2016 »!

Photo crash ;)

Photo crash 😉

Sandrine Fallacara-Torterotot