Eurockéennes/Day 2
04/07/2016

Le samedi aux Eurockéennes de Belfort a toujours une saveur particulière: l’enthousiasme du jour le plus long mêlé aux conséquences des excès de la veille, rendent les festivaliers crevés mais contents, contents d’être crevés et, du coup, un peu perchés. Ajoutez à cela l’Euro 2016 et vous obtenez le combo gagnant pour de chouettes moments… mais on en reparle plus tard.
Sur le même principe qu’hier, Eurockéennes je t’en pose 1 et qu’est-ce qu’on en retient?

19H, Mellow Mood ambiance le Malsaucy

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Mellow Mood

Perchés, je vous disais, un peu à l’image du public embué de Mellow Mood. Certains auront certainement cru voir double à l’apparition des deux frontmen Jacob e L.O Garzia, jumeaux de leur état. Ce qui a de bien avec le Reggae, c’est que tu n’a pas de surprise… si ce n’est agréable, car ça fonctionne TOUJOURS. Concernant la tracklist, le duo pioche à gauche et à droite dans leurs différents albums, de Move à 2 the World sans oublier Twinz ; Mellow Mood a déjà plus de 10 ans d’expérience et un goût certain pour le cosmopolite car si le duo chante en anglais, il vient bien d’Italie, pour chanter Inna Jamaica à des français. Respect!
Point foot:

Tifosi avant la déroute.

Tifosi avant la déroute.

A 19H, en crash zone, en attendant le début des concerts, les photographes papotent un peu avec le 1er rang… Ici, certains esprits étaient déjà à la rencontre Allemagne/Italie et les tifosi caressaient encore leurs espoirs.
21H, Beck et ongles dans la bataille

Beck

Beck

A l’affiche de 1996, 20 ans plus tard donc, Beck fait son retour aux Eurockéennes. La version 2016 est un peu édulcorée. Beck s’est essoufflé, c’est vrai, mais il n’empêche qu’il reste cet ovni musical capable d’enchainer talentueusement chanson folk et délires électro, voire Hip Hop. Et c’est ça qui plait au public des Eurockéennes, le bric à brac touche à tout et rodé d’un Beck qui sait se faire désirer mais qui tient aussi ses promesses, à l’instar de Loser, titre phare et clôture d’un set efficace, plaisant mais auquel il aura manqué un soupçon d’énergie supplémentaire.
Point foot : A 21H, c’est le coup d’envoi
23H, Louise Attaque la grande scène

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Louise Attaque

… et attaque fort. D’entrée on a droit à leur « Invitation ». Comme ça c’est fait, on s’évitera de brailler et réclamer notre dû. Il faut dire que Louise Attaque compte de nombreux succès à leur répertoire… du coup, même en envoyant d’emblée LE tube de 1997, Gaëtan Roussel et ses comparses en ont encore suffisamment sous le pied. On pourrait croire tout ça vieilli, réchauffé, mais c’est l’inverse qui se produit… on est 34 000 sur le site et ça et là, de partout, ça chantonne. Un bel exemple, une fois encore que les aprioris – en musique comme ailleurs- sont de fâcheux écueils à éviter soigneusement. Louise Attaque a su dépasser les relents nostalgiques et faire de ce concert un vrai beau moment de partage bien en phase avec l’instant.
Point foot : 23H, L’Allemagne gagne aux tirs au but. Au boulot, un supporter italien certainement échoué du staff de Mellow Mood rêve de transformer Zaza en arrosticini et sombre dans une déprime certaine.

Sandrine Fallacara-Torterotot