Asaf Avidan
28/09/2013

Il est 20 heures, aux Eurockéennes de Belfort, Asaf Avidan fait son entrée sur la scène de la Green Room. Premières émotions de retrouver le festival et, surtout, de voir cet homme si frêle prendre la foule à bras le corps. C’est ça Asaf Avidan: un coeur ouvert qui plonge dans la bataille. Tant d’énergie qu’il suffira de quelques instants seulement pour comprendre l’intégrité du bonhomme.

Un aveu d’entrée: Different Pulses m’a mis une claque monumentale, au public aussi vu le nombre de décibels jetées dans l’arène.

Et puis, il a quelque chose qui rentre en résonnance avec moi…  » Regurgitate my words, I write so I can feed », voilà mon pain quotidien à moi aussi. Au-delà de l’empathie, il faut savoir être honnête. Une chose saute aux yeux: si Asaf Avidan parcourt la route des festivals français cet été, il ne réchigne pas à l’exercice et sait, en toutes occasions se réinventer. Il l’a prouvé une nouvelle fois aux Eurockéenes de Belfort. Liberté totale, tant dans la forme que dans l’intention, il a su mener son équipage avec une main de maître et imposer , de fait, la réactivité à tous: musiciens, ingénieurs du son ou public, chacun est appelé à prendre possession de sa musique. Et avec quel plaisir! La jauge de la Green Room était quasi pleine, du premier au dernier rang, on aura cherché longtemps celui qui n’aura pas été gagné par l’émotion.

Que dire de sa voix? Sans emphase. Unique, émouvante à vous dresser les poils, la signature de ceux qui ont ce petit supplément d’âme. Ils nous a tous embarqués, emmenés très loin… en bon capitaine.

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