Greg Fontaine
03/03/2013

A la source je m’abreuverai.

Découvert en 2006, j’hésitais à chroniquer Greg Fontaine, tant l’artiste travaille lui-même la langue française . Face à lui, la modestie est donc de mise.

Greg Fontaine est à la création française ce que la soie est au velours… une claque magistrale. Depuis un certain temps déjà, du côté d’Avignon, le verbe et la note s’allient en toute discrétion et produisent un nectar de raffinement qui s’évapore tel un secret d’alcôve. Mais si la renommée n’a pas encore frappée à la porte de cet auteur-compositeur- arrangeur- interprète, il jouit pourtant d’une belle reconnaissance dans les milieux avertis (France inter – Inrocks).

L’art à cela d’extraordinaire qu’il s’impose naturellement.

Greg Fontaine est, sans aucun doute, de cette trempe là. Sans crier gare, il vient nous chercher dans ce que nous avons de plus personnel… nos peines, désillusions où indicibles espoirs deviennent, avec lui, universels.  A l’écouter, on sent que chaque mot est pesé, souffert pour ne jamais se trahir. Car Greg Fontaine ne ressemble à personne. Artiste unique, laborieux, gouttant (on l’imagine) une certaine solitude pour travailler avec minutie chaque composition et arrangement musical.

On doit à cet artisan de précieuses mélodies qui auront donné naissance à 2 EP, parfaitement soignés, dans un style Rock-Folk- Pop Orchestrale : Les âmes grises et Rocca Maura

Véritable bijou, le live sessions enregistré au Prieuré de Truel dont voici mes deux titres favoris:

Sandrine Fallacara