Peau
16/03/2013

Des atomes crochus.

Avec Olivier Depardon (ex-Virago) à la guitare et Damien Litzler à la batterie, Peau présentera dans quelques jours son deuxième album dans le cadre du festival  » les femmes s’en mêlent « , visiblement touchés puisqu’ils l’avaient déjà proposée l’an dernier à Aubenas.

C’est peu de dire que la Première mue de Perrine Faillet m’avait laissée à vif. Dans l’attente de découvrir le nouvel opus, il y a l’urgence de se replonger dans cet univers à part. Car si l’on voit, ça et là, des lambeaux de Peau…ce ne sont que de pâles copies. Elle, elle n’a de cesse d’expérimenter le son et la musicalité des mots et donne toute sa mesure à l’électro-pop-folk.

Peau, sur scène, dégage une aura toute particulière. Elle transpire l’art par tous les pores. Sans emphase. Une voix intimiste qui marche sur le fil tendu d’une guitare et vous percute là, en plein, pour vous mettre à fleur de peau.

Son interprétation de « Litanie du coup de foudre » du poète Jacques Rebotier touche à la perfection. On y revit nos amours universels, dans l’urgence, dans le contraste de cette voix si parfaitement intimiste et pourtant inébranlable lorsque l’électronique se fait plus pressante – à coups de beats lancinants.

Artiste autant entière que pudique, on devine chez elle un rapport charnel à la musique. Elle nous y invite aussi… Et on attend ce deuxième album comme on attend un amour sur un quai de gare, le coeur battant de la promesse d’une langoureuse étreinte…puisque tout se résume à la peau.

Sandrine Fallacara